Tunde Kehinde et Yaw Boateng : Les rois de la connexion

Tunde Kehinde et Yaw Boateng : Les rois de la connexion

LES DEUX AMIS, l’un ghanéen, l’autre nigérian, trentenaires et anciens de la Harvard Business School, ont lancé en 2011 le réseau social Bandeka « se connecter » en swahili. Grâce à ce Facebook des élites africaines, conçu comme un club fermé où il faut être parrainé, on peut discuter business, stratégie ou conter fleurette. Particularité de Bandeka : sortir du réseau et organiser de vraies rencontres pour faciliter les contacts. Il comble une lacune et répond à un besoin de connexion confidentielle sur le continent et dans sa diaspora. Une fois qu’on est inscrit et accepté, il suffit de chercher des contacts par profession, nationalité, lieu de résidence et établissement d’enseignement supérieur fréquenté.

« On va pouvoir connecter un ingénieur ivoirien qui vit à Paris et recherche un partenaire à Abidjan, ou un Éthiopien qui vient d’arriver à Londres et recherche une femme pour parler de la nourriture de son pays », explique au magazine Forbes Tunde Kehinde. Ce dernier ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Il a lancé en 2012, au Nigeria, une autre start-up, Jumia, qui permet de faire ses emplettes en ligne avec livraison à domicile. Rocket Internet, une société de capital-risque allemande, et la banque J.P. Morgan l’ont suivi dans cette nouvelle aventure. Jumia, 300 employés et un chiffre d’affaires estimé à 1 million de dollars par mois, surfe allègrement sur l’émergence des classes moyennes dans le pays.

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