Angola : Du pétrole jusqu'à quand ?

Les richesses pétrolières exploitées par Sonangol font de l’Angola le deuxième producteur de pétrole d’Afrique, derrière le Nigeria. Au niveau mondial, le pays se situe à la 15e position, derrière notamment la Russie, les États-Unis, la Chine et les géants du Moyen-Orient, Arabie Saoudite et Iran. Membre de l’Organisation des pays producteurs de pétrole depuis 2007, il ne dispose que d’un poids relatif dans l’institution. Mais sa forte croissance économique et sa position régionale ont accru son influence parmi les pétroliers. S’il vise les deux millions de barils par jour à l’horizon 2015, le pays a peu de chance de détrôner son concurrent nigérian. Les capacités de production et les réserves de ce dernier sont en effet bien supérieures à celles de l’Angola. Les spécialistes estiment que Luanda dispose de vingt-et-un ans de réserves avérées de pétrole, contre quarante-et-un ans pour Lagos selon la Banque mondiale.

Mais la donne pourrait changer. La quasi-totalité du pétrole angolais est produit offshore et 60 % au large de la province de Cabinda, au nord du pays, à la frontière avec la RD Congo, dans le bassin du Congo. Or, l’an prochain, les opérateurs vont commencer l’exploration d’un autre bassin, celui de la Kwanza, le fleuve qui alimente Luanda. Cette région part du sud de la capitale et s’étend le long de la côte jusqu’à la province de Namibe, frontalière avec la Namibie.

Dernière ambition de l’Angola, développer la production onshore, notamment dans le désert du Namibe, au sud du pays. L’objectif est bien d’assurer la croissance du pays et les recettes de l’État. Mais aussi le maintien des relations commerciales avec la Chine et les États-Unis, dont il est respectivement le deuxième et septième fournisseur. L’an dernier, Pékin a acheté la moitié du pétrole angolais.

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