Aziz Mebarek : « L’intégration est un levier pour toute l’Afrique »

Aziz Mebarek : « L’intégration est un levier pour toute l’Afrique »

En quinze ans, le groupe est devenu un acteur majeur du marché du financement des entreprises. Son patron revient sur les conditions d’une véritable émergence. Stabilité, investissement privé, levée des barrières…

Actif, efficace mais toujours discret, Aziz Mebarek, cofondateur de Tuninvest-Africinvest, est l’un des incontournables financiers du continent. Il explique pourquoi le développement des PME est la clé de la réussite africaine. Encore faut-il que les États fassent évoluer leur législation et jouent pleinement leur rôle de locomotive économique. L’expert en financement, diplômé de l’École nationale des ponts et chaussées, regrette aussi le retard du Maghreb en matière d’intégration, alors que d’autres zones géographiques ont déjà pris le train de la régionalisation.

AMB : Quel est le coeur de métier de Tuninvest, et dans quels secteurs intervenez-vous ?

Aziz Mebarek : Pour se financer, les entreprises peuvent faire appel aux banques et à leurs crédits, mais elles peuvent aussi s’associer à un acteur institutionnel capable de leur apporter un financement. Tuninvest entre dans cette deuxième catégorie, et notre champ d’action concerne le secteur privé en général. Dans certains cas, il peut nous arriver de participer à des tours de table où l’État est actionnaire. Nous accompagnons les entreprises qui cherchent à augmenter leurs fonds propres pour se développer dans une conjoncture où leurs capitaux sont insuffisants. Il peut s’agir de sociétés surendettées, soumises à la pression d’un échéancier de remboursements ou de restructuration. Tuninvest a débuté en Tunisie puis a élargi son champ d’intervention aux deux autres pays du Maghreb central, le Maroc et l’Algérie. Depuis une quinzaine d’années, nous avons développé nos activités en Afrique subsaharienne.

Comment financez-vous ces entreprises ?

Contrairement aux banques qui investissent leurs propres avoirs, les gestionnaires de fonds sollicitent de grands bailleurs. Cela se fait sur des projets définis dans le cadre d’une politique d’investissement qui spécifie au préalable le secteur ciblé, le périmètre géographique ainsi que la dimension de la mise. Nos bailleurs en Tunisie et au Maroc sont les institutions locales, comme la Caisse centrale de garantie marocaine. Pour les fonds Maghreb, 70 % sont souscrits par les agences de développement telles que CFI et Proparco, mais 25 à 30 % sont financés soit par des privés et des grandes fortunes ayant un lien avec le pays ou un coup de coeur pour celui-ci, soit par de grandes institutions européennes et canadiennes du secteur bancaire et des assurances. Nous nous adressons également à des fonds de fonds, qui, en quête de rendement, investissent dans les pays émergents. Cependant, dans tout ce que nous entreprenons, nous veillons à notre indépendance et nous nous assurons de la transparence de l’origine de la ressource financière afin d’être compatibles avec notre mandat.

Comment opérez-vous sur le plan géographique ?

Nous gérons des « fonds pays » qui sollicitent des souscripteurs locaux pour financer des PME soit en Tunisie, via Tuninvest, soit au Maroc, avec PME Croissance. Le fonds Maghreb est destiné à l’Algérie, au Maroc, à la Tunisie et à la Libye, que nous couvrons à partir de la Tunisie. Nous venons de participer au rachat d’une entreprise en Libye ; beaucoup diraient que ce n’est pas le moment opportun, mais un investisseur avisé mise toujours « à contre-cycle », tout en évaluant les risques.

Pour finir, une famille de fonds est spécifiquement dédiée à l’Afrique subsaharienne. Neuf ans après avoir démarré notre activité sur le continent, nous en sommes à la troisième levée de fonds destinée à l’Afrique. Nos équipes opèrent par zone. Celle basée au Nigeria s’occupe également du Liberia, de la Sierra Leone et du Ghana. Celle de Côte d’Ivoire, pays que nous n’avons pas quitté lors de la crise, est chargée de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale. À partir du Kenya, nous couvrons la Tanzanie, l’Ouganda, la Zambie, le Sud-Soudan, le Zimbabwe. Nous observons de près le Mozambique, petit « émirat » en devenir, et l’Éthiopie, qui révèle un énorme potentiel.

Pour quelles raisons Tuninvest s’est-il tourné vers l’Afrique subsaharienne ?

La décision de développer nos activités dans cette région s’est imposée au début des années 2000 pour trois raisons majeures. La première est que notre stratégie est intimement liée à celles des sociétés composant notre portefeuille, c’est-àdire les PME maghrébines. Et pour bon nombre d’entre elles, l’Afrique subsaharienne représente un horizon commercial naturel qui constitue souvent le prélude à une implantation ou à un partenariat stratégique. Cela nous impose donc de bien connaître l’environnement local des affaires et d’y avoir une présence structurelle. C’est ainsi que nous avons renforcé nos premiers contacts avec les PME et institutions africaines. Cela nous a donné le goût pour cette partie attachante du continent et convaincus du dynamisme des entreprises africaines, de la qualité de leurs dirigeants et de leur potentiel de développement dans un contexte macroéconomique qui évoluait dans la bonne direction. Enfin, certains de nos bailleurs de fonds qui ont suivi de près notre expérience en Afrique du Nord nous ont encouragés à avancer en direction de l’Afrique subsaharienne. Ils connaissaient l’importance des activités de capital- investissement pour le développement d’un secteur privé émergent dans le continent et, plus particulièrement, des PME locales, créatrices d’emplois et de richesses.

Pour autant, n’est-il pas risqué d’agir auprès des PME dans un contexte de crise ?

Prenons l’exemple de la Tunisie. Les PME y tirent leur épingle du jeu malgré un contexte macroéconomique difficile. Leur résilience est réelle, et les PME n’ont jamais été, de mon point de vue, aussi dynamiques. Elles sont obligées de trouver des solutions face à une situation complexe, et ont trouvé des palliatifs. Quand le marché libyen a été fermé, les PME tunisiennes ont cherché des clients ailleurs en Afrique et au Moyen-Orient ; elles ont transformé à leur avantage une position difficile.

Est-ce à dire que les PME africaines sont la solution au marasme actuel ?

Le secteur privé est la colonne vertébrale de l’économie, c’est lui qui peut créer de l’emploi et contrer le chômage. Néanmoins, l’État a un rôle à jouer puisqu’il est le premier donneur d’ordre des PME à travers la commande publique. Actuellement, celle-ci est bien en deçà des besoins. La relancer par l’investissement est essentiel. Par un effet domino, elle entraînerait une dynamique de tous les secteurs. Au lieu de recruter pour infléchir le chômage, l’État devrait stimuler les commandes aux entreprises, ce qui les inciterait à créer de l’emploi. Indirectement, il serait ainsi le premier employeur du pays.

Le rapport entre fonds d’investissement et PME est-il gagnant-gagnant en Afrique ?

Il ne peut que l’être. L’un des points forts d’une entreprise, c’est sa solidité financière. Le fonds d’investissement apporte un capital et non une dette, et il permet aux PME de bénéficier de son réseau et d’une ouverture plus large. Ce qui les intéresse, c’est la valeur ajoutée que nous apportons avec notre métier et notre expérience. En ce qui nous concerne, les indicateurs sont positifs ; nous observons globalement le dynamisme du secteur privé, le désengagement de l’État, un retour des diasporas, qui, dans un environnement favorable, ont la possibilité d’entreprendre, une intégration régionale devenue réalité, à l’exception du Maghreb. Ce constat est fait partout, au Nigeria, en Côte d’Ivoire, au Sénégal. Pour la dotation en capital en Afrique, tous les ingrédients sont là : l’élément institutionnel est présent, le secteur bancaire progresse, sauf en Tunisie, la taille du marché est définie, l’intégration s’opère dans différentes régions. À tous ces éléments, il faut ajouter le facteur humain, qui est un moteur essentiel.

Y a-t-il, en conséquence du printemps arabe, des difficultés à lever des fonds pour la Tunisie et l’Égypte ?

Oui, absolument. Si des intentions ont été formulées, elles sont restées en l’état. Certes, on note un intérêt pour un retour d’informations, mais, entre cet intérêt et l’investissement, il y a un grand pas. En 2012, nous avons réussi à lever un fonds de 120 millions d’euros. C’était au- dessous de nos objectifs initiaux, mais cela est dû, en grande partie, au manque de visibilité et à l’absence de signaux donnés par la Tunisie.

Le « modèle économique tunisien » sous Ben Ali a souvent été loué. Qu’est-ce qui n’a pas fonctionné ?

Il y a des acquis, mais qui ne sont pas à rattacher à Ben Ali. L’administration a travaillé de manière valable. De plus, en matière d’infrastructures, d’enseignement et de santé, ce pays avait pris de l’avance par rapport à ceux auxquels il peut être comparé. Par ailleurs, l’État n’était pas vraiment dépensier. Aujourd’hui, ce modèle économique ne peut plus être opérationnel car il reposait sur des PME tournées vers l’export tout en étant basé sur de faibles coûts de maind’oeuvre. C’est trop mince pour pérenniser les activités industrielles ou de services. La création d’entreprises a été en panne à un moment, et nous n’avons pas su négocier le virage de la valeur ajoutée. Le népotisme des dix dernières années n’a pas encouragé les chefs d’entreprise à explorer d’autres voies.

Où en est la Tunisie ?

Il faut une visibilité politique et un agenda clair. Nous avons besoin de restaurer la confiance, mais aussi d’être rassurés quant à la sécurité des Tunisiens. Quand on condamne un rappeur à de la prison et que les actes de violence réels ne sont pas jugés à la même aune, on s’interroge. Tout cela influe sur le moral de l’entrepreneur. La deuxième question centrale, en Tunisie, est la santé des banques ; une restructuration est nécessaire, même si elle peut être douloureuse et exige des sacrifices. Par ailleurs, l’État est totalement défaillant en matière d’investissement ; il doit jouer à nouveau son rôle dans ce domaine. Il faut également travailler à la mise en place de nouveaux instruments. Dans les années 1980, les banques d’investissement ont rempli leur fonction. Aujourd’hui, il faut créer plusieurs incubateurs d’entreprises.

Selon vous, comment peut-on définir la position des islamistes à l’égard du business ?

Par rapport aux personnes, je n’ai aucun jugement de valeur, je me fie aux compétences. Néanmoins, j’estime que les considérations dogmatiques n’ont pas à interférer dans l’économie. La Turquie est un exemple de réussite de ce point de vue. Un de nos clients n’a pas souhaité avoir recours aux crédits bancaires classiques, jugés haram [interdits, NDLR], pour boucler son tour de table. Mais, au bout du compte, il a compris qu’il n’y avait rien d’illicite et qu’un peu d’endettement était nécessaire à l’entreprise. Quand on parle, on explique, on aplanit beaucoup de difficultés et d’incompréhensions.

Pour votre activité, quelles sont les opportunités à saisir au Maghreb ?

Dans des pays où les ressources humaines existent et où il y a un passé, une histoire, les opportunités sont là car tout est à faire. Mais les contextes restent très différents. Le plus grand drame du Maghreb est le manque d’intégration. Sauf entre la Tunisie et la Libye où la libre circulation est réelle. Si les frontières intermaghrébines étaient ouvertes, les entreprises pourraient envisager des exportations régionales et avoir une dimension africaine. Actuellement, l’Algérie peut se suffire à elle-même ; avec le marché local et une petite exportation, ses entreprises peuvent maintenir le cap à un certain niveau. En Tunisie et au Maroc, il existe une base industrielle solide, avec un vrai potentiel pour de l’exportation vers l’Europe du Sud ou pour de la « colocalisation ». Ce qui permettrait des perspectives de croissance. Mais le vrai sujet qui comporte des enjeux déterminants pour les entreprises est l’intégration avec l’Afrique subsaharienne en matière de services. Sur ce point, le Maroc a pris de l’avance. Par ailleurs, la différence fondamentale entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne est que, chez la seconde, il y a une réelle intégration entre les pays, alors qu’elle fait cruellement défaut aux pays du Maghreb.

Comment les Africains peuvent-ils contrôler les richesses du continent ?

Il faut d’abord un cadre réglementaire qui impose un acteur local, et cela sous une forme adaptée à chaque secteur. À titre d’exemple, la décision du gouvernement fédéral nigérian qui oblige les multinationales du secteur des hydrocarbures à faire intervenir des PME locales dans l’exploitation des gisements me semble être une démarche positive. Il faut aussi une fiscalité juste, qui ne soit pas rédhibitoire pour les investisseurs étrangers et qui permette aux pays africains de retenir une part appropriée des revenus induits par l’exploitation de leurs matières premières. Ensuite, il faut un environnement qui favorise l’émergence de PME locales performantes. Cela peut se faire par le biais d’une première transformation quand c’est possible et par une plus grande maîtrise de la logistique de stockage et du transport. Cela induit aussi la formation de ressources humaines de qualité, un secteur financier fort, des infrastructures aux meilleurs standards ainsi qu’une administration efficiente et probe. Enfin, il est nécessaire d’optimiser la maîtrise des circuits de distribution à travers des alliances stratégiques ciblées et, pour certains produits, une intégration, voire un contrôle des réseaux en aval.

Malgré une croissance économique durable, l’Afrique n’arrive pas à enrayer la pauvreté. Comment expliquer cette contradiction ?

C’est le principal défi du continent : alors que les pays progressent dans leur ensemble, les inégalités continuent de se creuser. Les produits de la croissance ne profitent qu’à une frange minime des populations et l’ascenseur social est en panne. La réponse à cette question est centrale pour les dirigeants de nos États, mais elle n’est pas simple. L’inclusion passe par l’éducation ; par un environnement qui encourage l’entrepreneuriat et le développement du secteur privé, créateur d’emplois pérennes ; par une fiscalité juste ; par des services publics performants (notamment ceux relatifs à l’accès aux soins) ; et, bien sûr, par un sens de l’intérêt public par opposition aux intérêts personnels ou partisans. À défaut d’éradiquer la pauvreté, il est urgent d’en infléchir la courbe et de redonner de l’espoir aux populations aujourd’hui en difficulté, parce que la situation actuelle est insupportable, parfois explosive, et ne peut pas durer.

Quels sont les handicaps des PME africaines ?

Dans certains pays d’Afrique subsaharienne, il y a un problème de ressources humaines mais aussi de coût, notamment celui de l’énergie, qui est chère et parfois de médiocre qualité. Le manque d’infrastructures est également un frein. Le secteur financier s’améliore, mais la question qui se pose est celle des disponibilités de financement sur le long terme. La pression des marchés peut être un handicap, comme dans le cas de la filière du cacao ; s’il n’y a pas d’intégration, on est assujetti au diktat des traders. Autre entrave possible : la législation. Ainsi, le code des investissements tunisien, exclusivement axé sur la production, considère les activités commerciales comme marginales. Or, si on n’a pas les moyens de commercer, on perd de la valeur. En Tunisie, le secteur des SSII [sociétés de services en ingénierie informatique] est très dynamique et pourrait générer une valeur ajoutée très importante si elles étaient proches de leurs marchés finaux.

Quels sont les secteurs et les pays que l’on peut considérer comme performants ?

L’éducation, la santé ainsi que l’industrie pharmaceutique au Maghreb vont plutôt bien. Des pays comme la Tunisie, le Maroc et, potentiellement, l’Algérie peuvent avoir un rôle à jouer dans l’industrie automobile. Le Maroc a commencé avec Dacia ; l’Algérie produit pour son marché ; la Tunisie, en revanche, n’a pas approché le secteur de manière appropriée en lançant un appel d’offres accordant au constructeur une part du marché local. Cela dynamiserait la filière plastique, mais aussi la sous-traitance. Les activités de produits de grande consommation, la grande distribution et l’agroalimentaire sont appelés à se développer, d’où le récent partenariat Carrefour-CFAO. Les nouvelles technologies et les services, notamment financiers, ne sont pas en reste, comme tout ce qui a trait à la logistique autour des ports. En Afrique subsaharienne, tout ce qui est transformation est porteur ; le cacao et l’hévéa ont un avenir très prometteur.

Peut-on encore parler d’un panafricanisme du business ?

Vous avez évoqué l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne, mais j’inclurais les pays d’Afrique australe. Ainsi, l’Afrique du Sud pourrait être une véritable locomotive dans divers secteurs d’activité. Il y a plusieurs obstacles à franchir, culturels et linguistiques bien sûr, mais également ceux ayant trait à tout ce qui peut freiner les échanges : la qualité des dessertes aériennes ou maritimes, quelques lois restrictives… Mais ces barrières finiront par tomber. Pour moi, la coopération entre pays africains est une réalité. Plusieurs pays affichent leur stratégie dans ce sens, et cela devrait avoir un impact significatif sur la part des échanges. L’intégration est un levier de croissance pour l’ensemble des États. L’Afrique n’est plus synonyme de pandémies, de guerres et de mauvaise gouvernance ; elle projette plutôt une image d’avenir, porteuse de dynamisme, de vitalité et de croissance.

Quel est l’impact des spécificités locales ?

Elles sont essentielles. Dans chaque pays, nous essayons de nous adapter aux réalités. Cela ne veut pas dire que les fondamentaux sont différents. Les normes locales induisent des spécificités au niveau des lois, mais, quand nous pouvons les faire évoluer, nous le faisons. Par exemple, en Éthiopie, nous sommes intervenus sur le règlement du leasing. En aucun cas nous ne prétendons être directifs, il faut surtout apporter des réponses valables en tenant compte du contexte.

On a beaucoup parlé de la microfinance comme un outil de promotion des petits projets. Qu’en est-il ?

Il s’agit d’un outil important. Nous intervenons dans ce secteur en Afrique subsaharienne et, après Madagascar, nous implantons le microcrédit au Mali comme l’une des solutions de sortie de crise pour une population sans moyens propres. La plus belle réussite est celle d’Enda, en Tunisie : cette institution sert 200 000 personnes. Mais elle est loin de couvrir tous les besoins du pays, estimés à 1 million de clients. Ce n’est pas par hasard si d’autres opérateurs, dont le spécialiste canadien en microfinance Desjardins, ont choisi de démarrer en Tunisie.

Les Africains doivent-ils être plus inventifs en matière de contenu de projets ?

Que doivent faire les jeunes ? L’innovation est essentielle pour la survie d’une entreprise. Mais tout reste à faire en matière d’esprit entrepreneurial. Tous ceux qui sont porteurs d’idées doivent pouvoir trouver une structure qui les accueille et les accompagne, le temps de mettre sur pied leur projet. Il nous manque également un élément de culture, celui de la réussite après l’échec. Le continent bouillonne de potentiel ; tout le monde regarde dans sa direction. Quand nous avons démarré le premier fonds africain, on nous a pris pour des fous. Aujourd’hui, parmi les financiers qui se respectent, il n’y en a pas un qui ne soit en train d’étudier les opportunités que présente l’Afrique.

COFONDATEUR ET DIRECTEUR GÉNÉRAL DU GROUPE TUNINVEST-AFRICINVEST

LES CHIFFRES DE TUNINVESTAFRICINVEST

380 MILLIONS D’EUROS D’ACTIFS gérés à travers 10 fonds d’investissement.

90 FINANCEMENTS réalisés dans une dizaine de pays depuis six bureaux.

37 CHARGÉS d’investissement offi ciant dans le groupe.

143 MILLIONS D’EUROS. C’est la dotation du fonds Africinvest II, (le fonds Africinvest I était, lui, doté de 34 millions d’euros).

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