Exclusif : Le tableau des échanges

Exclusif : Le tableau des échanges

La Chine est évidemment leader en volume. Mais le premier investisseur, c’est… la Malaisie.

Mesurer le niveau d’implantation des différents États émergents en Afrique n’est pas chose aisée, tant les données divergent d’une source à l’autre et d’une année sur l’autre. Pour comparer ce qui est comparable, nous avons choisi de ne pas retenir les données 2012, trop parcellaires. Un parti pris qui a cependant pour effet de minimiser certaines tendances. C’est le cas pour la Chine, dont les échanges commerciaux avec le continent ont dépassé les 200 milliards de dollars (152 milliards d’euros) l’an dernier. En l’absence de base statistique qui mettrait en regard les partenaires émergents et les acteurs traditionnels, le tableau ci-dessus a été réalisé à partir de sources très disparates : la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) et l’université Columbia pour les investissements directs étrangers (IDE) ; l’ONU et les autorités de chaque pays pour les échanges commerciaux ; nos propres informations pour la présence diplomatique (nombre d’ambassades) et d’autres données ; enfin, le Centre de développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour la ventilation des importations et des exportations africaines. Toutefois, certaines informations sont restées manquantes, pour les Émirats arabes unis et, surtout, pour le Qatar, qui n’a pas été intégré faute de données statistiques.

Le volume d’échanges commerciaux du continent avec le reste du monde a représenté 689 milliards de dollars en 2011 (source ONU). Les États sélectionnés dans notre dossier comptent pour 87 % des transactions avec l’Afrique. À cet égard, la Chine se montre la plus dynamique (23 %), devant les États-Unis (17 %) et la France (10 %). Ce tableau réserve quelques surprises, comme le volume d’échanges entre les Émirats arabes unis et le continent, d’une échelle comparable à celles de l’Allemagne, du Japon, du Brésil ou de la Corée du Sud. La différence est toutefois plus notable en matière d’IDE. La France et les États-Unis conservent ainsi des flux bien supérieurs à ceux des émergents (l’écart est logiquement accentué en matière de stocks d’IDE), mais ces derniers ne cessent de rattraper leur retard.

689 milliards de dollars ont été échangés entre l’Afrique et le reste du monde en 2011.

Mention : voir " Le tableau des échanges " en bas.

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