Japon et Afrique : Le rattrapage impossible ?

LE PAYS DU SOLEIL-LEVANT S’EST-IL RENDU COMPTE qu’il avait loupé le coche ? C’est ce que suggère la tenue de la cinquième Ticad (Conférence internationale de Tokyo pour le développement de l’Afrique) en juin. À cette occasion, le Premier ministre, Shinzo Abe, a promis 24 milliards d’euros, dont 10,8 milliards d’aide publique et 5 milliards consacrés au développement d’infrastructures dans le domaine des transports et de l’électricité. Un montant sans commune mesure avec ce qui avait été octroyé lors de la précédente rencontre, en 2008. L’heure du rattrapage est peut-être venue, mais force est de constater que les objectifs alors fixés n’ont pas été atteints. Ainsi, aucun décollage n’a eu lieu en matière d’IDE alors qu’était escompté un doublement entre 2007 et 2012. La présence japonaise en Afrique est teintée de paradoxes : une coopération ancienne et soutenue, une présence diplomatique similaire à celle du Royaume-Uni, mais un stock d’IDE six fois inférieur à celui des Britanniques. Aujourd’hui, l’Afrique ne compte que pour 2 % des IDE japonais. Toutefois, l’intérêt renaissant pour le continent n’est pas sans lien avec la candidature de Tokyo à l’organisation des JO de 2010. Dans ce cadre, Shinzo Abe n’a pas manqué d’appeler les gouvernements africains à soutenir cette candidature…

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