Énergie : Mozambique, l’eldorado gazier

C’est la vedette de tous les rapports de prospective concernant l’Afrique, et certains commentateurs le désignent même par l’appellation de « futur émirat », voire de « petit Qatar. » En 2020, le Mozambique pourrait bien enregistrer une croissance économique de 15 %, soit le double de ce qui est prévu pour la Chine. Affichant déjà des performances appréciables (7 % de taux de hausse du produit intérieur brut en 2013 et 8,5 % prévus en 2014), l’ancienne colonie portugaise se prépare à faire son entrée dans le club fermé des producteurs de gaz naturel. La mise en exploitation entre 2016 et 2018 de ses gisements offshore devrait lui rapporter à terme entre 4 et 4,5 milliards de dollars par année.

Une manne qui éveille d’ores et déjà la convoitise de nombreux pays industrialisés dont la France, qui vient de bénéficier d’une commande de 200 millions d’euros portant sur 30 navires (24 chalutiers et 6 patrouilleurs) pour ses chantiers de Cherbourg. Il reste à espérer que la richesse gazière profitera à l’ensemble du pays, l’un des plus pauvres de la planète. Le Mozambique a un besoin urgent d’investissements étrangers dans le domaine des infrastructures. Ainsi, dans le secteur des télécoms, la Banque mondiale estime qu’il lui faut 170 millions de dollars par an pour améliorer le taux de pénétration de la téléphonie mobile (34 % de la population contre une moyenne africaine de 70 %). De même, l’agriculture, fragilisée par les aléas climatiques, nécessite-t-elle des investissements intensifs de l’ordre du milliard de dollars.

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