Samir Amin : L’anticapitaliste

CE FRANCO-ÉGYPTIEN s’est fait connaître dès son doctorat en démontant le discours conventionnel sur le retard des pays du Sud. Pour lui, le sous-développement est le résultat de l’ajustement forcé de ces derniers aux besoins des pays situés au centre du système capitaliste. Une thèse qu’il défend encore aujourd’hui en appelant à une autre mondialisation. Né en 1931 au Caire, Samir Amin étudie l’économie et les sciences politiques à Paris, mais rentre en Égypte dès la fin de ses études, en 1957, peu après la nationalisation du canal de Suez par Nasser. Durant sa carrière, il liera inlassablement sa vie professionnelle à son militantisme de gauche. Chassé d’Égypte car communiste, il retourne à Paris mais ne s’y attarde pas et veut participer, en tant qu’expert au ministère du Plan, au développement du Mali de Modibo Keita. Il fait ensuite un passage à Dakar, où il crée plusieurs institutions de recherche liées au développement, encore en activité. Ses analyses récentes le conduisent à lier capitalisme et impérialisme collectif des États-Unis, de l’Europe et du Japon (et de leurs instruments, comme le FMI et la Banque mondiale), notamment face aux puissances émergentes.

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