Dambisa Moyo : L’iconoclaste libérale

SON PREMIER ESSAI, L’Aide fatale. Les ravages d’une aide inutile et de nouvelles solutions pour l’Afrique (Jean- Claude Lattès, 2009), a fait l’effet d’une bombe, son idée directrice qu’elle défend aujourd’hui encore avec opiniâtreté étant que, loin de favoriser le développement du continent, l’aide économique et financière en provenance des pays riches a l’effet inverse, faisant des Africains des assistés incapables de se prendre seuls en charge. Économiste formée à Oxford, Harvard et l’American University de Washington, cette ancienne consultante de la Banque mondiale (1993-1995) et analyste chez Goldman Sachs (2001-2008) continue, à 45 ans, de prendre le contre-pied des idées convenues pour ne pas dire consensuelles. Ses deux autres ouvrages ont d’ailleurs été des best-sellers : How the West Was Lost (« comment l’Occident s’est perdu »), paru en 2011, et Winner Take All (« le vainqueur remporte la mise »), sorti en 2012, traitent du déclin de l’empire économique américain et de la stratégie gagnante de la Chine, notamment pour ce qui est du contrôle des matières premières. Basée à Londres, cette habituée des médias siège aujourd’hui aux conseils d’administration de SABMiller, Barclays Bank et Barrick Gold. En 2013, le magazine Time l’a inscrite parmi les « 100 personnes les plus influentes du monde ».

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