CONSOMMATION STARBUCKS OU JAVA HOUSE ?

IL Y AVAIT DES FILES d’attente pour découvrir le premier Starbucks d’Afrique du Sud, fin avril, dans le quartier chic et commercial de Rosebank, à Johannesburg (ci-contre). Rien d’étonnant : la folie des marques s’est emparée de la nation arc-en-ciel à la fin de l’apartheid, plusieurs générations cherchant à compenser les privations du passé. L’arrivée de la chaîne américaine témoigne par ailleurs d’une « mise à niveau » internationale appréciée par tous les Sud- Africains, Blancs comme Noirs. Sa présence sur le continent se limitait jusqu’à présent à vingt-sept points de vente en Égypte et sept au Maroc. Son objectif reste toutefois modeste : quinze cafés en Afrique du Sud d’ici à 2018. L’enseigne n’ambitionne pas de lancer une large conquête, malgré l’essor des classes moyennes. Ce qui laisse le champ libre aux concurrents locaux, sur un continent qui produit 12 % du café mondial et où la consommation augmente. L’Éthiopie, premier producteur africain, écoule la moitié de son café sur son marché intérieur, via notamment sa chaîne de cafés-restaurants Kaldi’s. Le Kenya, au contraire, ne boit que 6 % de sa production, selon le quotidien Le Monde, mais abrite la chaîne Java House, fondée en 1999. Surnommée « le Starbucks africain », celle-ci aspire à une expansion africaine, voire internationale. Forte de trente-quatre points de vente au Kenya et quatre en Ouganda, elle prévoit quinze autres ouvertures d’ici à 2021, au Rwanda et en Tanzanie notamment. Encore loin des 22 000 points de vente de Starbucks à travers le monde.

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