INNOVATION MICRO-IMPRIMANTE, MAXI-COMPÉTITIVITÉ

APRÈS LES MOBILES et Internet, la « fabrication additive » pourrait à son tour provoquer une révolution. Aussi nommée imprimante 3D, elle permet de réaliser, où que vous soyez, des objets à partir de données informatiques. C’est le moyen de « contourner l’obligation de produire en grande quantité pour être compétitif », souligne Ibrahim Assane Mayaki, secrétaire exécutif du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (Nepad). Une aubaine pour un continent qui ne compte que six pays dans le classement de compétitivité du Forum économique mondial. « Attention, cette solution procure un avantage surtout pour des objets personnalisés. S’ils sont trop standardisés, alors les coûts resteront plus élevés », prévient Alexandre Martel, cofondateur du site 3Dnatives.com. En 2015, quelque 250 000 imprimantes 3D ont été vendues dans le monde. Si les États-Unis et l’Europe sont les premiers acheteurs, l’Afrique (qui a créé son premier modèle au Togo dans le WoeLab) leur emboîte le pas. Les dépenses liées à cette technologie au Moyen-Orient et sur le continent devraient tripler d’ici à 2019, pour dépasser 1,3 milliard de dollars, selon le cabinet IDC. Accessible à partir de 450 euros, elle pourrait être une solution pour les micro-entreprises, chaque jour plus nombreuses en Afrique.

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