ÉCONOMIE SOCIALE LE CROWDFUNDING, C’EST L’AVENIR ?

UNE PLATE-FORME Internet et une entreprise française se piquent de vouloir apporter l’eau potable en Afrique via le crowdfunding (ou financement participatif). La campagne lancée le 20 janvier par It’s about my Africa fait appel au bon coeur des internautes. L’ambition est de lever 1 million d’euros pour distribuer dans onze pays 100 000 kits d’épuration d’eau douce polluée, alimentés à l’énergie solaire et fabriqués par la société toulousaine Sunwaterlife. « Le crowdfunding devrait être à l’Afrique ce que les abeilles sont à la pollinisation », lance Thomas Kacou, fondateur de la plateforme. « Ce type d’initiatives a permis de collecter 35 milliards de dollars à ce jour à l’échelle mondiale », note Arnaud Poissonnier, ancien banquier d’affaires qui a lancé en 2008 Babyloan, premier site français de microcrédit participatif. Pas moins de 40 % de ces flux vont à des projets solidaires menés par des ONG. « Des études évaluent le potentiel de collecte à 1 000 milliards de dollars », ajoute-t-il. La Banque mondiale estime que sur cette manne, 96 milliards pourraient aller aux pays en développement. Encore plus intéressant, entre 5 % et 10 % de la collecte ne portent pas sur des dons mais sur des prêts ou de l’investissement à impact social, par exemple financer l’achat de semences d’un cultivateur au Pérou ou la gestion de stock de vêtements pour une commerçante en Indonésie. De plus en plus, les contributeurs pensent à récupérer leur mise, dans une logique de capital-risque. Un outil qui pourrait faciliter l’accès au crédit des petits entrepreneurs africains.

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