L’or vert, clé du développement

L’agriculture doit être une priorité pour mettre fin à la pauvreté en Afrique, selon le dernier rapport de la Banque mondiale. Le marché de l’agroalimentaire pourrait représenter 1 000 milliards de dollars (environ 764 milliards d’euros) en 2030 sur le continent africain. Un potentiel qui ne pourra être exploité qu’à condition de développer les infrastructures essentielles, telles que l’électricité ou l’irrigation. Actuellement ce marché représente 313 milliards de dollars. L’investissement accru dans les secteurs public et privé permettrait à l’Afrique de rivaliser avec des pays comme le Brésil ou l’Indonésie.

L’amélioration des infrastructures est un enjeu important. Les mauvaises conditions d’entreposage des récoltes créent à ce jour 20 % de pertes. Le continent peut se suffire à lui-même en denrées alimentaires comme le riz, le maïs, le cacao ou les produits laitiers selon l’IFAD (Fond international pour le développement de l’agriculture). L’exemple de succès local du Kenya, qui a mis en place une industrie compétitive dans le secteur du lait, grâce à l’esprit d’entreprise des exploitants, en témoigne. L’Afrique aurait même le potentiel pour devenir un fournisseur mondial. Une hausse des capitaux serait par ailleurs nécessaire pour augmenter la production locale comme le souligne le rapport de la Banque mondiale.

En janvier 2013, 24 pays africains ont signé le programme de la CAADP (Programme pour le développement agricole de l’Afrique) qui vise à réduire la pauvreté par le développement de l’agriculture.

Déjà Membre ?

Email : Mot de passe :